Un lieu avant tout convivial, autour duquel se tissent des liens sociaux à la fois assez furtifs et réguliers. Un temps délaissés dans les années 70 (disparition emblématique à cette époque des Halles de Paris) avec l’arrivée massive des moyennes et grandes surfaces éloignant le consommateur des productions locales, ils sont désormais à nouveau plébiscités. Ils ont survécu malgré un déclin soi-disant indubitable. Il s’agit de retourner vers des produits naturels à l’heure de l’artificialisation des aliments, réduire la distance entre le consommateur et le producteur, se conduire en « citoyen conscient de son enracinement » (De La Pradelle).
Mais ils sont aussi, c’est inévitable et connu, générateur de déchets.
Aussi a-t-il semblé nécessaire d’encadrer à ce titre le marché forain d’Apt en édictant une « Charte des déchets forains » et ainsi amener des pratiques plus responsables lors de cet évènement.
Il est donc formellement interdit aux commerçants non sédentaires de déposer leurs déchets dans les bacs présents sur la voie publique, l’utilisation de ces bacs et a fortiori leur déplacement jusqu’à un stand étant strictement prohibés pour tout dépôt résultant d’une activité professionnelle. Il leur incombe de les amener en déchetterie, où un accès spécifique leur est accordé le samedi entre 13h et 17h grâce à une carte dédiée. Les déchets de type carton, cagettes bois et plastique, fruits, légumes, cintres et tout autre flux résultant d’une activité sur le marché doivent impérativement être déposés en déchetterie d’Apt.
La déchetterie abrite également un composteur dans lequel les commerçants doivent déposer les restes/invendus alimentaires et épluchures, conformément à l’obligation de tri à la source des biodéchets.
En cas de non-respect, ils encourent une contravention pouvant aller jusqu’à l’exclusion du marché en cas de renouvellement.
Nous remercions l’ensemble des commerçants pour leur contribution à cette initiative et souhaitons que reste intact l’engouement pour ces structures éphémères qui répondent à des besoins bien contemporains (goût du local/lien avec le monde agricole, qualité des produits, socialisation, etc…).