UNE CAMÉRA POUR DÉTECTER LES ERREURS DE TRI

Le Sirtom a récemment équipé l’une de ses bennes d’une caméra permettant de détecter les principales erreurs de tri, que ce soit pour le flux des ordures ménagères résiduelles (OMR) ou celui des emballages (bacs jaunes).

Verdict :
– les sacs noirs constituent la principale erreur détectée dans les bacs jaunes. Il est donc essentiel que soit bien comprise la règle suivante : des emballages placés dans un sac noir seront nécessairement considérés en bout de course comme des refus. Lorsque ces sacs parviennent au centre de tri, les agents n’ont pas le temps d’ouvrir, sur le tapis qui défile devant eux, les sacs noirs, d’ailleurs susceptibles de contenir des objets dangereux, blessants/coupants, pour en examiner le contenu. Il ne faut pas insérer un emballage à l’intérieur d’un autre avant de les jeter dans le bac de recyclage. Le traitement des emballages imbriqués coûte 10 fois plus cher que le traitement d’emballages mis en vrac. Après avoir été considérés comme des refus, ils doivent être détournés vers l’usine d’incinération où ils seront brûlés. Alors n’oublions pas les règles principales s’appliquant au bac jaune : ne pas emboîter les emballages ; déposer les emballages sans sac et en vrac ; inutile de les laver, il suffit de bien les vider.


– Le carton hors format est quant à lui, et sans grande surprise, l’intrus le mieux représenté dans les ordures ménagères résiduelles (les bacs marrons, verts ou noirs). Ils finissent donc à l’incinération, ce qui est un véritable gâchis écologique et économique, sans compter qu’ils encombrent très vite les conteneurs. Ils peuvent par ailleurs endommager le système hydraulique des camions de collecte et créer des blocages dans le mécanisme de compactage. Le carton est une matière qui se recycle très bien (à 70%), et jusqu’à 7 fois, il est donc immensément dommageable de le voir atterrir dans une fosse où son pouvoir calorifique peut en outre modifier de façon imprévue la température des fours. C’est autant d’eau et de bois non économisés qui permettraient pourtant de fabriquer de nouveaux emballages. Car rappelons-le : pour une tonne de papier vierge, il faut 20 000 litres d’eau, il en faut 2000 pour du papier recyclé et 3 tonnes de bois sont nécessaires pour une tonne de papier contre 0 tonne pour du papier recyclé. Il convient de déposer les gros cartons en déchetterie ou dans les points collecte dédiés, que vous pourrez découvrir sur l’onglet carte du site Internet du Sirtom (https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1hmZHBr-2WlZaSpzGe4UNdHg4Y7JQoZU&femb=1&ll=43.90280466684292%2C5.452264222589953&z=10) en sélectionnant la rubrique « Carton ».

Visualisation des points carton existant sur le territoire

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